③ EXPOSITION LE LE SIÈCLE DERNIER*
du jeudi 4 au dimanche 7 juin. Vernissage le vendredi 5 juin (18h30) avec Noak Carrau, André Deval, Pierre-Vincent Innocente, Alain Roth, Paul Roth, Tristan Zilberman. *jeudi (15h-19h30), vendredi, samedi, dimanche (10h-19h30)
04 juin 2026, 15:00
> Vernissage

Noak Carrau
Après une formation en anthropologie, j’ai privilégié le reportage photo “engagé” pour raconter les mondes différents de l'Occident. Sociétés pré-capitalistes comme en Afrique de l'Est ou du monde socialiste de l'ex-URSS à Madagascar et leur difficile retour à une économie de marché après la chute du mur de Berlin. Passionné de sciences et de la représentation des menaces invisibles, j’ai réalisé durant des années, des reportages sur Tchernobyl, Koursk, Fukushima, La Hague….

André Deval
André photographiait sa ville, Valence. En captant l’air du temps, en saisissant au vol un regard, un sourire, un détail ou une scène, il s’est emparé de ces fragments de vie qui donnent son âme à une ville. Avec lui, l’image avait toujours le dernier mot.
https://www.clubdelapresse2607.fr/il-etait-loeil-de-la-vie-valentinoise/

Pierre-Vincent Innocente
Architecte, peintre, il a laissé une œuvre qui témoigne, sur plusieurs décennies, d’une exploration inlassable de styles et de techniques. Un seul fil conducteur : la couleur. Elle embrase ses toiles et dessins. Elle était fondamentale et vitale pour lui.
www.instagram.com/pierrevincentinnocente/.

Alain Roth
Dans les années 70, alors étudiant boursier, j’ai vécu en Pologne les derniers soubresauts du communisme à la soviétique… J’ai aussi travaillé à l’ambassade de France de Nouakchott (Mauritanie) où j’ai senti le poids de nous autres, bien-pensants colonisateurs. J’y ai rencontré aussi la misère et les prémices du changement climatique.

Paul Roth
Il était mon Papa… Dessinateur publicitaire pour nourrir la famille, il a toujours consacré son temps libre au dessin humoristique et à la peinture. Il a même travaillé pour Dubout, d’où le dessin de foule. Pendant la guerre, il témoigne, crayon en main, de l’arrivée des allemands puis des américains qui libèrent Paris. Il a obtenu en son temps les louanges et prix qu’il méritait, mais j’aurais aimé qu’il m’apprenne un peu plus le dessin… trop tard !

Tristan Zilberman
Né en 1969 à Valence, je découvre la photographie en 1995, une passion née de mes voyages. Dès le début, je rejoins le club photo d’Aubenas et m’investis dans des festivals comme Les Aubenades de la photographie (1997) et Présence(s) Photographie (2013). Depuis 2010, je pratique la photographie quotidiennement avec le collectif UneParJour.
En 2011, je fonde La Fabrique de l’image, un atelier d’impression photographique.
TERMINAL B
En janvier dernier, sur la route du sud de la Pologne, je passe tout près du camp de Birkenau, théâtre de l’une des plus grandes tragédies de l’humanité. Il est 8h du matin, il fait -7° et le sol est couvert de neige, je décide de faire le tour du site en me glissant entre les barbelés et les broussailles pour en saisir une vision depuis l’extérieur…
MYCELIUM
Des images du passé, des images au passé
des hommes et des femmes en habits
des enfants bien proprets
mise en scène de la vie
pour la postérité
de simples photographies
sauvées de justesse, tirées de l’oubli
des plaques de verre épargnées
trouvées au fond d’un grenier
qui se révèlent aujourd’hui
malgré les ans et les avaries
elles ont résisté à la destruction
à peine entachées de mycélium…